Les statuts de l'association « Pot d’Argile »

 

Article 1


L’association dite « Pot d’Argile » est fondée en Janvier 2004 à Bordeaux pour une durée illimitée.
Avant de lui trouver un lieu approprié, son siège social se situe provisoirement au domicile du Président : Résidence Compostelle, appt. F25D3, rue du relais, 33600 Pessac.


Article 2

Objet de l’association.


Son objet est de réhabiliter les Signifiants pacificateurs qui sont aujourd’hui forclos de la santé publique. Tous les moyens nécessaires seront mobilisés pour assurer leur émergence, leur exploration, leur validation, leur consolidation et leur traduction en pratiques cliniques opérantes en écho avec la quête du malade ; des pratiques qui soient réellement désaliénantes de la Globalité de la personne, ancrées dans l’intersubjectivité de la rencontre Soignant - Soigné, et ressourcées dans une universalité réappropriée.


Article 3

Ses fondements.


Beaucoup de malades s’accommodent mal avec certains effets de la culture médicale d’aujourd’hui. Ils perçoivent certaines pratiques comme étant toujours morcelantes et enclavantes et souvent aliénantes.
En même temps, des obstacles chroniques divers et variés entravent la pratique de nouvelles approches innovantes, l’émergence de pistes de recherches pourtant fructueuses2.


Article 4

Ses projets immédiats.


Point 1 - Niveau recherche :

Réaliser notre projet de recherche autour du procédé biophysicoclinique que nous avons conçu pour fonder «Une Clinique de la Globalité»2 dans une visée diagnostique, préventive, thérapeutique et aussi biotechnologique.


Point 2 - Niveau pratique :

Faire partager et transmettre par l’échange, la formation et l’intervention sur le terrain (enfants ayant subi des traumatismes divers,…) notre expérience professionnelle auprès des sujets dits « autistes », des sujets dits « psychotiques » et des sujets fortement « carencés »2.

D’une part, il s’agit d’aider des malades (souffrant de cancers, atteints de maladies infectieuses,...) à reconquérir l’ensemble de leurs potentialités naturelles (en stimulant, renforçant leurs défenses immunitaires notamment) ; d’autre part, réconforter le sujet dit « autiste » dans son "autodéfense" questionnante et éclairante : signifiant sa quête de se révéler à travers tous les fragments qui témoignent de sa Globalité.


Point 3 - Niveau prévention :

Dévoiler et traiter les situations pathogènes que génèrent différentes formes d’exclusion - parfois anodines - et dont les effets produisent des troubles graves de la santé globale de la personne et de ses Liens vitaux.

Ainsi, aux différents niveaux, notre démarche ne consiste pas à « greffer » nos remèdes thérapeutiques, mais à réassurer le malade dans l’ensemble de ses propres remèdes potentiels dont l’émergence est contrariée.


Article 5

Ses moyens d’action.


Point 1 - Niveau humain.

Les personnes qui s’engagent bénévolement ou éventuellement en tant que salariées pour servir l’objet de l’association.


Point 2 - Niveau financier.

Les cotisations, donations, subventions,… venant de particuliers ou d’institutions publiques ou privées.

Les retombées des publications éditées par l’association.


Article 6

Ses Perspectives.


Point 1 - Repérer et identifier les obstacles, les nommer et se donner tous les moyens pour les lever (réflexion, exploration, conceptualisation, transmission).


Point 2 - Mener des explorations (bibliographiques, expérimentales, cliniques, inter-culturelles,...) pour vérifier la validité d’un procédé thérapeutique, pour évaluer la portée d’une démarche clinique.


Point 3 - Procéder à une élaboration conceptuelle écrite contenante d’une trace de l’innovation qui soit : pensable, communicable, partageable.


Point 4 - Créer des Liens de Sens pour inscrire l’innovation sur la chaîne de la santé publique au service de tous les malades.


Article 7

Ses finalités ultimes.


Point 1 - Parce que chaque pathologie (les unes - en apparence - à "prévalence" «somatique», les autres - en apparence - à "prévalence" «psychique») présente aux yeux du praticien des spécificités, il est conduit à privilégier chez le malade sa demande visible. Or la quête du malade est indivisible : pour pouvoir la cerner, la contenir, l’accueillir et tenter de la pacifier dans sa Globalité, nous devons nous-mêmes élaborer des perceptions unifiées permettant un regard unifiant.

Ainsi, nous œuvrons pour une pratique clinique qui suppose que le « soignant » réactive le désir de se réconcilier avec sa propre authentique Globalité.


Point 2 - L’authentique Globalité ne doit pas se réduire à un effet de structure conditionnée par la subjectivité d’une seule culture. Elle doit être étayée et éclairée par l’ensemble des effets de notre culture humaine pour qu’elle soit humanisante.

Tous les Signifiants pacificateurs qui nous sont à première vue "étrangers" doivent être réhabilités dans la mesure où ils habitent depuis toujours - à notre insu - la sphère de ce qui nous est "familier" ; il faut donc lever les obstacles pour se les réapproprier.

Il s’agit alors d’une Clinique où le réceptacle de la relation Soignant - Soigné est portée par ce qui leur est commun : leur universalité.


Point 3 - L’universalité ne doit pas seulement inspirer et catalyser l’élaboration des Signifiants Pacificateurs ; elle doit faire fonction de loi symbolique qui veille au droit de tous les malades d’accéder à leurs portées cliniques.

Ainsi, le regard porté sur « l’errance mentale » (« autisme », « psychose »,…), en Afrique notamment, peut éclairer bien des praticiens en Occident. De la même façon, le procédé biophysicoclinique que nous voulons valider porte l’espoir d’approcher bien des maladies (paludisme, trypanosomiases,…) qui ravagent ce continent. L’universalité signifie donc l’échange d’élans de réciprocité.


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Publié au journal officiel le : 28 février 2004.

réf. : 136ème année - n°9.